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Chaque homme sur cette terre se cherche
Lui-même et au fil du temps le voile de Maya se dissipe.
La Lumière en lui le conduit imperceptiblement sans qu'il
en ait d'abord conscience, vers l'Etre qui l'attend.
Ce qui suit ne se veut qu'une minuscule contribution à
la Gloire de mon divin Père, Yogi Ramsuratkumar, présent
en chacun d'entre nous, et l'auteur n'a d'autre intérêt
que de servir de support à cette petite histoire qui montre
que c'est illusion que de nous croire les auteurs de l'action,
mais que nous sommes instruments entre Ses mains.
Parce qu'il cherchait de toute son âme, Bharat s'est révélée
à l'auteur alors qu'il avait 19 ans. Depuis, il a retrouvé
sa Mère. 2 ans plus tard, alors qu'il n'avait pas le sou
et sans qu'il demande rien, deux personnes lui ont offert de
les accompagner pour les guider sur cette terre bénie
! Poser ses pieds sur le sol de Varanasi, d'Ayodhya, de Mathura,
de Vrindavan,, de Kurukshetra ! L'année suivante ce furent
Haridvar, Kamarpukur, Belur Math, et de nouveau Vrindavan ! De
retour en France, jamais il ne pensait revoir de sitôt
le sol béni de l'Inde. Le chemin intérieur continuait
cependant, à travers les expériences de vie, jusqu'au
jour où, à la fin de l'année 1987, il se
retrouva à un nud de sa vie, devant le vide total,
avec uniquement sa foi et il écrivait à sa mère
" Je suis entre les mains de Dieu ".
C'est alors qu'une nouvelle étape vit le jour où
il se contenta de se laisser mener. Un jour qu'il travaillait
dans une ruine qui lui servait de maison, son chien Raja, aveugle,
tombait sur le dos sur un sol en dur d'une hauteur de 3 mètres.
Tétanisé, urinant le sang, il fut conduit à
l'aide du voisin chez le vétérinaire qui leur fit
comprendre qu'il ne passerait certainement pas la nuit. Il fut
donc ramené à la maison et ils le veillèrent.
On l'allongea sur le canapé avec une couverture sur le
dos. La respiration s'affaiblissait, le souffle partait. C'était
la fin. Il faisait nuit. Ce chien avait beaucoup donné
à son maître, et c'est alors que ce dernier s'abandonna
totalement à la volonté divine en exprimant cet
abandon à voix haute devant son voisin : " Seigneur,
j'ai compris. Laisse-le vivre et mets cette souffrance sur moi.
Ce petit chien n'y est pour rien et il n'a pas à subir
ce qui doit me revenir. Seigneur, j'ai compris, qu'il en soit
fait selon Ta volonté. " Le lendemain matin même,
Raja poursuivait de nouveau les vélos et les poules comme
s'il ne s'était rien passé. De ce jour une nouvelle
vie commença pour le chien comme pour son maître
et tout se précipita.
Célibataire endurci à 38 ans, il se retrouvait
marié 5 mois après à 12.000 kilomètres
de son village à jeune fille hindoue kshatriya dont il
n'avait auparavant jamais entendu parler ! Les voies de Dieu
sont impénétrables ! Une marque rouge apparut sur
son front et il percevait intérieurement ce qui se passait
dans cette petite terre lointaine de Mauritius. Toutes les oppositions
que l'on peut aisément deviner, certaines très
fortes, y compris même au sein de la famille, s'évanouirent
dès l'arrivée sur cette île merveilleuse
lorsque le nom de Ram fut prononcé. Quelle surprise pour
tout le monde que Ram lui soit aussi familier qu'à eux
! Il reçut le nom de Krishna et le mariage eut lieu dans
le mandir décoré avec des fleurs et palmes du jardin
botanique de Pamplemousses ! Alors que de sa famille n'avaient
pu venir que sa mère, son frère et sa belle-sur,
plus de 1.000 repas furent servis !
Revenu aussitôt en France, il allait rechercher sa jeune
épouse 3 mois plus tard une fois toutes les formalités
accomplies. C'est alors que, glanant dans les librairies à
la recherche de livres de spiritualité hindoue impossibles
à trouver dans son pays, il tomba sur ce que l'on appelle
une "feuille de chou " bilingue français-anglais
comportant 4 doubles pages avec pour titre " The lnner Light
".
Rentrés en France, il parcourut de
nouveau ce petit journal quand il avisa un petit encart: les
personnes intéressées par la culture hindoue pouvaient
écrire à Madras à la Sister Nivedita Academy.
Ce qu'il fit. La vie continua et bientôt naquit une première
fille, Lakshmi. La profession de Krishna changea et il quitta
un emploi à 1'inverse des valeurs que portait son cur
pour pouvoir développer une chose que le destin lui avait
fait créer et qui permettait de donner du bonheur a beaucoup
d'enfants. Ce qui se passa alors, petit à petit, ce fut,
venant du plus profond de l'être, un appel de l'Inde. Cet
appel grandit de plus en plus en son être, à tel
point qu'il criait par moments : " Je dois retourner en
Inde " et que les larmes coulaient à flot sur son
visage. Cela devint si fort qu'il fut décidé d'y
partir, se fixant comme but Puttaparthi pour le Jayanti de Sathya
Sai Baba et un pèlerinage dans le sud de lInde. Comme
un fait exprès, c'est alors qu'il reçut une invitation
pour participer au Javanti d'un sage dont il n'avait jamais entendu
parier : YOGI RAMSURATKUMAR- Godchild Tiruvannamalai. A la réception
de cette invitation, il répondait au Sadhu Rangarajan
qui en était l'auteur qu'ils seraient présents.
Autre phénomène : arriva alors un remboursement
inattendu d'impôts qui leur permit de payer les billets
d'avion !
Novembre 1990. Sept ans après, quelle merveilleuse sensation
que de ressentir sur son visage l'air chaud de Mère Inde
à l'ouverture des portes de l'avion ! Une semaine avant
de partir, ils avaient pris connaissance que l'épouse
portait un petit enfant. Ils se rendirent dès leur arrivée
à Puttaparthi en passant par Kanchipuram, puis ce fut
Madras où ils furent accueillis chaleureusement par le
sadhu Rangarajan et sa famille. C'est là que, de nouveau,
Krishna entendit parler du Ramnam qu'il chanta lors du Jayanti
de YOGI RAMSURATKUMAR. Ce fut en quelque sorte un retour aux
sources quand, depuis l'âge de 19 ans, les jours étaient
passés dans la lecture des paroles des grands Maîtres
hindous et notamment de Swami Ramdas.
" AUM SRI RAM JAI RAM JAI JAI RAM ! ", aux pieds d'un
grand portrait du Yogi qu'il ne connaissait pas encore. Il continuait
de se laisser mener, il avait pleine conscience qu'il n'avait
qu'à suivre. Il fit avec sa femme le pèlerinage
de l'Inde du Sud avec John pour guide. Sri Aurobindo Ashram,
Chidambaram, Madurai, Tirunelveli, Thanjavur, Rameshvaram, jusqu'à
la pointe de Dhanushkodi, Kanya Kumari et tant d'autres encore,
pour se rendre ensuite quelques jours au nord du Kerala à
Anandashram. dans ce lieu de paix totale, l'ashram de Papa Ramdas
Le jour attendu du darshan avec le Yogi approchait. Krishna attendait
ce jour, mais avec calme. Ce fut d'abord Salem où ils
connurent la grande faveur de recevoir le darshan et les bénédictions
de Mayi Ma, puis Tiruvannamalai. L'esprit était libre,
le mental apaisé. Le stupide Krishna avait rencontré
des gurus dans sa vie jeune encore, mais aucun d'eux n'avait
frappé son coeur. Il avait entendu beaucoup de discours,
beaucoup de métaphysique, aussi beaucoup de "je ",
mais jamais " Le " véritable Maître. John
frappa à la grille de Sannadhi Street. Krishna ne fut
pas trop surpris puisqu'il avait entendu parler du Yogi dès
son arrivée et qu'il avait alors connaissance du livre
du sadhu Rangarajan "Glimpses of a Great Yogi". Le
Yogi mit la guirlande de fleurs, accepta leur offrande et il
les fit asseoir. " Your name ? " demanda-t-il : "
Ishvari, Swami ". - " Your name ? " " - Krishna
". Le Yogi alors devint songeur, un sourire apparut sur
son visage qui se fit de plus en plus large, puis, se tournant
vers John : " Dis-moi, comment Krishna a-t-il pu épouser
lshvari ?' ", et le voilà parti d'un éclat
de rire ! Et bien vite il se mit à parler avec Ishvari,
de ce qui se cultivait en France, etc... Dieu que l'esprit du
stupide Krishna était calme. Le temps n'existait plus,
il n'y avait pas de question, aucun mot n'était nécessaire.
Sensation d'ultime bien-être. Comme si le voyage de recherche
du Maître était arrivé à son terme,
que les valises pouvaient être posées. Ils eurent
la bénédiction d'un second darshan le lendemain.
Krishna restait silencieux. mais la paix était en son
cur. Ils sortirent avec les bénédictions
du Maître et deux bonnes tapes dans le dos pour celui qui
ne savait pas encore que ce n'étaient que les premières.
Puis ce fut le retour à Madras et bientôt le retour
en France et Krishna se retrouva responsable du mouvement pour
le Ramnam en France, sans qu'il ait demandé quoi que ce
soit. La vie continua de changer. L'autonomie professionnelle
devint complète. Mais comment faire connaître le
Ramnam dans ce pays appelé 'cartésien', dans ce
pays où nul ne se côtoie plus beaucoup, dans ce
pays où la vie spirituelle est totalement coupée
du reste comme s'il s'agissait d'un rayon à part, où
les gens n'osaient guère parler de spiritualité
sans passer pour des illuminés ou des farfelus, où
les vrais chercheurs appartenaient déjà tous à
une communauté, quelque soit sa taille. Et comment faire
avec ses maigres ressources. Il prit l'annuaire électronique
et envoya aux 100 premiers noms indiens qu'il v trouva une information
sur le Ramnam Mahayagna. Aucune réponse en retour. Il
fit de même avec une quarantaine de mauriciens hindous
et la réponse fut la même. Par cela il fut convaincu
que le Ramnam était pour tous, quelle que soit la religion
ou autres différences illusoires, le sanatana dharma étant
au-delà de toute religion et les comprenant toutes. La
possibilité fut donnée d'écrire dans un
petit journal local un article qu'il intitula " Inde ma
Mère, Yogi mon Père ", article qui fut repris
dans Tattva Darshana.
L'épisode suivant mérite d'être
signalé car il illustre la lila du Maître mais il
faut auparavant savoir que le nom de Yogi Ramsuratkumar était
tout à fait inconnu en France. Krishna était alors
chez son frère, et, comme à son habitude, ses yeux
regardaient ici ou là s'il n'y avait pas quelque livre
intéressant. Il avise alors sur un meuble une revue, la
couverture posée contre le meuble. Il s'avance, prend
la revue et la retourne tout en la portant à hauteur de
son visage. Et il obtient alors le darshan de Yogi Ramsuratkumar
!
Signalons que ledit frère questionné n'achetait
jamais cette revue qui se trouvait là "tout à
fait par hasard"... Après quelque temps l'auteur
de l'article intérieur put être joint et il fut
décidé d'en écrire un autre sur le namasmaran
avec une adresse où les personnes pourraient écrire.
Et c'est ainsi que put naître le noyau du Mouvement du
Ramnam en France et en Afrique. Ainsi tout est fait par le Maître.
C'est Lui qui fait tout. Nous ne sommes que Ses instruments.
Si avant cet épisode le Yogi avait déjà
touché le coeur de Krishna, la révélation
n'en était pas encore totale. Il eut la bénédiction
d'entreprendre un nouveau voyage en 1992 pour le Char Dham Yatra.
Arrivé à Kedamath, une assimilation se fit entre
le Seigneur Shiva et Yogi Ramsuratkumar et il envoya alors une
carte au Maître. Rentré en France, le Yogi, à
son insu, continuait à travailler en son cur. Sa
présence était de plus en plus consciente et Krishna
décida cette fois de repartir en Inde uniquement dans
le but d'avoir son darshan et d'assister à son Javanti.
A Tiruvannamalai, pour le Dipam, alors qu'il attendait pour le
darshan, Nivedita vint le prévenir que le Maître
était indisposé mais qu'il l'appelait. Ses jambes
se firent alertes. Arrivé à Sudama. Son corps commença
à tressaillir et lorsqu'il aperçut le Maître
endormi. les larmes inondaient déjà son visage
et il tomba à Ses divins pieds. Il comprit alors que c'est
Lui qui le guidait depuis ce fameux jour de 1988 et qui l'avait
ainsi mené à Ses pieds. Encore en larmes, il entend
alors Ma Devaki lui dire en lui présentant une personne
de la communauté de Lee Lozowick : " Krishna. voici
Balaram ! " Toujours la Lila du Maître. Et bientôt
le Maître dit cette phrase que seul Krishna pouvait comprendre
: " Il y a longtemps que ce mendiant attend de voir Krishna.
Maintenant que Krishna est là, ce mendiant ne le lâchera
pas. " Et il parle de l'article " Inde ma Mère,
Yogi mon Père ". Qui d'autre que le Maître
avait pu guider ainsi la plume de ce brave garçon ? Et
le stupide Krishna eut alors intérieurement la révélation
de la grandeur immense de YOGI RAMSURATKUMAR, et du fait que
le Nom était Tout. " Tout ce que je connais, c'est
le Ramnam. " Cela se fit quasi sans paroles, par Sa divine
présence. Il l'entendait, le voyait, le vivait, tout doute
s'évanouit. Il était en la présence de Dieu.
Cela même, il l'entendit, comme une confirmation. Oui,
Yogiji était son Père, comment l'appeler autrement.
C'est Lui, son Père, qui prenait soin de son fils. Et
plus tard, de retour en France, il recevra un mot de Sa main
à la fin d'une lettre de Ma Devaki. Son âme sera
inondée de joie. Lors du Jayanti à Madras, son
cur chanta le Ramnam en chantant Yogiji tant qu'on lui
tendit le micro pour mener le chant. Son cur eut la joie
de voir ses frères et surs français et africains
être honorés pour leurs cahiers de mantras exposés
lors des festivités. Krishna logeait alors chez Mani et
Raji et il n'était question que du Maître. Ils sont
devenus totalement frères et surs en Yogiji, tant
que les larmes coulaient de leurs veux lors du départ
à l'aéroport. Juste avant ce départ, le
Yogi confirmait le nom de Krishna. Et depuis. Mani est véritablement
devenu le " beggar's beggar " comme il s'appelait alors.
De retour en France. Krishna mit sur pied
un petit bulletin mensuel de liaison entre les personnes qui
avaient pris le Ramnam comme sadhana en France et en Afrique.
'RAMA NAMA' Parallèlement, l'auteur de l'article sur le
namasmarana lui signalait qu'il allait écrire une biographie
de Yogi Ramsuratkumar. Les tentatives pour faire paraître
la traduction française de " Glimpses of a great
Yogi " s'avéraient vaines pour des raisons diverses,
dont celle de 'ne pas être adaptée au public français'.
Il fut convenu que le livre devait déboucher sur un élargissement
du mouvement du Ranmnam, car tel était le travail à
faire, et que Krishna écrirait le chapitre de conclusion.
Ce livre est maintenant prêt et il sera publié en
France au mois de septembre 1995. Le but en effet n'est pas d'avoir
un livre supplémentaire, mais de faire connaître
le message de Bhagavan de telle sorte qu'il débouche sur
une sadhana effective pour les chercheurs de Vérité,
ce sous l'égide d'un des plus grands maîtres actuels
présents sur notre terre.
Ne voulant désormais qu'avoir la bénédiction
d'être un outil entre les mains de son Père, Krishna
retournait en Inde en octobre 1994, notamment pour suivre une
suggestion du Maître : accompagner le sadhu Rangarajan
lors d'un tour dans l'Inde du nord pour la propagation du Ramnam.
Après un aller retour à Tiruvannamalai pour recevoir
les bénédictions de son Père, ce furent
Lucknow d'abord où grande fut la bénédiction
d'assister au Jayanti de Swami Rama Tirtha, que le sadhu lui
avait fait découvrir, ainsi qu'un entretien avec Papaji,
gurubhai en Ramana Maharshi de Bhagavan, puis Varanasi avec la
joie de passer en chemin de fer par Ayodhya, puis ce furent Prayag,
puis Kanpur, puis Dehli où un épisode est encore
frappant.
Krishna souhaitait mettre à profit
son passage à Delhi pour rencontrer une personne du Vedic
Anusandhan Samiti avec lequel il avait été en rapport
épistolaire quelque temps auparavant mais dont l'adresse
avait changé. Cependant, le temps était limité
et la possibilité de rencontrer cette personne peu certaine.
C'était oublier la présence infinie de son Père.
Car les choses furent telles qu'il se retrouva assis dans la
même voiture que le responsable du Samiti, dont le père
avait assisté aussi à Lucknow au Jayanti de Swami
Rama Tirtha ! C'est ainsi qu'il put se rendre à Laksha
Griha, où a résidé Brahmachari Krishna Dutt,
la réincarnation du rishi Sringi.
Puis ce fut le retour près de Yogi Ramsuratkumar à
Tiruvannamalai pour le Dipam et la grande bénédiction
d'un darshan journalier en présence de Ma Devaki et Mani,
jusqu'au jour où, de nouveau, Bhagavan lui donna l'autorisation
de repartir avec le sadhu pour Nagpur. Là, Il lui fit
rencontrer des personnes magnifiques, dont d'anciens combattants
pour la libération de l'Inde, engagées par ailleurs
dans le Ramnam, et de participer à un magnifique Ramnam
Homa en compagnie de personnes pleines de foi et de dévotion.
Le retour à Tiruvannamalai eu lieu pour le Jayanti où
Bhagavan Yogi Ramsuratkumar fut acclamé, Lui le berger
des âmes. Ce que le stupide Krishna a vécu alors
en la présence de son Père constitue le plus grand
moment de sa vie et n'a pas à être raconté
car seule doit être chantée la gloire de Ram, la
gloire de Yogi Ramsuratkumar, son Père Divin et c'est
uniquement dans ce but que l'auteur de cet article a été
amené à parier de sa personne sans intérêt.
Que Yogiji le rende digne d'être Son humble serviteur dans
Son oeuvre divine. |