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Des vêtements de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes les couleurs entassés et roulés en désordre autour de son corps des pieds à la tête; un rouleau de plumes de paon, de journaux et de nattes liés ensemble dans une main et l'autre jouant fortuitement avec l'épaisse poussée de barbe; des éclats de rire soudain - une personnification de splendeur échevelée ! Telle peut être la première impression que l'on a du Yogi Sri Ramsuratkumar de Tiruvannamalai. Un physique pas robuste, mais il y a pourtant une sensation de force dans ses mouvements et de fermeté dans tout ce qu'il dit. Il fume continuellement des cigarettes que ses admirateurs lui offrent avec bonheur. Ennemi de la cigarette ou plutôt indisposé par la fumée de cigarette, je ne suis pourtant pas affecté près de lui. Je remarque qu'une traînée de cigarettes sort à peine de sa bouche malgré le fait qu'il fume cigarette sur cigarette ! La maison dans laquelle il vit est si sale et mal rangée, négligée, les choses recouvrent le plan cher partout. Paquets de cigarettes éparpillés, cendres entassées. Bien que la pièce ait de la ventilation du fait d'une portion surélevée au milieu de l'immeuble, on a pourtant une sensation de suffocation. En plus de tout cela, un vieux chien, avec des plaies partout, y est constamment attaché. Le Yogi ouvre la porte lui-même et accorde un accueil très chaleureux et après que vous soyez entré, il ferme lui-même la porte infiniment forte et lourde. Il me demande, à moi et à mes amis, de nous asseoir sur la natte étendue sur laquelle il y a peut-être plus de couches de poussière que de fibres. Il se renseigna de manière pointue sur le nom des personnes, sur la ville d'où nous venions, sur notre occupation, etc. Mais je voyais qu'une vague de fond de désintérêt dans la découverte de telle informations, quoique plus tard, lors de mes autres visites, je m'aperçus qu'il se souvenait de la plupart d'entre elles. Au milieu des conversations, je vit qu'il entrait dans un grand calme mental, levant la main droite qui tenait les paquets et stoppant toute autre activité mais tout le temps regardant en vous, de manière pénétrante, le temps juste un moment éternel. Puis les activités reprirent. Cette interruption apparente ne bouleversait
pas la chaîne des pensées qui coulaient. Plus d'une
fois cet étrange "action de retrait" eut lieu
et en de telles occasions ont pouvait nettement ressentir un
profond embrun concerté de quiétude. Qui est ce Yogi? Mère Ganga élever plus d'un grand Mahatma. Elle est le lieu de naissance des yogis, des munis, des vairagis et des jnanis. Le fleuve sacré toujours représente l'âme spirituelle de Bharat. Sur les rives du Gange, Varanasi, la ville sainte, continue de garder bien haut les traditions séculaires du Sanatana Dharma (si inproprement appelé 'Hindouisme'). Ramsuratkumar est né dans un village
près de la ville sainte. Mère Ganga fascinait l'enfant
d'une manière inexplicable et lui apportait le bonheur
alors qu'il jouait sur ses rives. "Et il se promenait souvent
le soir près du fleuve sous une myriade d'étoiles
pour écouter son doux bruit et pour regarder le scintillement
des étoiles dans son mouvement perpétuel." L'un des moines le guida en lui conseillant d'aller voir Sri Aurobindo et Sri Ramana Maharshi. En 1949 il rendit visite à l'Aurobindo Ashram. Il se rendit ensuite au Sri Ramanasramam. Iil vit en Bhagavan Ramana la hauteur de la perfection spirituelle. Il resta là deux mois et se trempa dans la paix de la Béatitude qui s'écoulait toujours du sage d'Arunachala. Yogi Ramsuratkumar rencontra aussi entre-temps Swami Ramdas de Kanhangad. En 1950, Sri Ramana Maharshi Sri Aurobindo laissèrent tous deux tomber leur enveloppe physique. Cela le conduisit de nouveau vers Swami Ramdas qui l'initia dans le Ram Mantra. Cela révolutionna la vie du Yogi et le plaça sur l'échelle de l'ascension spirituelle. Il devint un homme complètement changé. Affectueusement appelé 'Papa', Swami Ramdas devint le Guru de 'ce mendiant', comme il choisit désormais de s'appeler. Suivant les instructions de Swami Ramdas il alla à Arunachala, resta quelques mois à Sri Ramanasramam et passa ses jours à expérimenter l'extase. Plus tard il alla en ville. Il mendia dans les rues, dormit sous les arbres et dans des immeubles en ruine; il fit le tour dArunachala de nombreuses fois. Pendant tout ce temps, une Main invisible le façonnait en un 'enfant' du 'Père'. Il perdit toute identité de lui-même comme il perdit conscience du corps. Tout ce qui arriva en lui et autour de lui, il le prenait comme la simple lila du 'Père'. Pour ceux qui recherchent sa direction cela a toujours été : "Que mon Père vous bénisse" et jamais "Je vous bénis." Se rappelant le temps passé en présence de Bhagavan, le Yogi dit : "Un sadhaka posa un jour une liste de questions. L'une des huit questions, avec la réponse de Sri Maharshi, fut traduite en anglais pour quelques mendiants comme moi qui étaient assis tout près. La question : "Si le Guru abandonne son corps avant que le sishya n'ait réussi dans sa sadhana, est-il nécessaire pour le sishya de rechercher un Guru vivant pour le guider plus loin ?" La réponse : "Pas nécessairement. Il peut continuer sa sadhana et la direction continuera." Quand l'un de nous s'aventura à demander
au Yogi pourquoi alors il était aller voir Swmai Ramdas
après le décès de Maharishi, il répondit
gracieusement : "J'avais commence à voir qu'un
Pouvoir Supérieur s'exprimait qui m'utilisait comme un
instrument. Bhagavan Sri Ramana Maharishi fut d'une influence
principale en modelant ce formant ce mendiant jusqu'à
cet état. Après sa disparition, je n'ai pas vu
d'incompatibilité à aller voir Swami Ramdas/ C'et
Swami Ramdas qui m'a initié et qui m'a donné cette
folie !" |