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Il y a eu une rencontre le 16 avril
1990 pour discuter de la manière et des moyens de faire
de l'Atiraatra Poussé par une envie pressante en tête, malgré une petite hésitation, je partis de Trichur un samedi soir. J'arrivai à Tiruvannamalai le lendemain matin. Après être arrives et avoir frappé à la porte de fer de la demeure du Yogi, un garcon vint ouvrir. Nous l'informâmes que nous venions de Trichur rechercher les bénédictions pour Atiraatra Yagna. Le garçon informa le Yogi et revint nous dire : "Swami va vous voir dans deux minutes." Deux minutes après, la porte s'ouvrait. Nous entrâmes et nous assirent. Le Swami arriva. D'une noix de coco qu'Il tenait à la main, le Swami nous donna le liquide divin que l'on appelle madhuparka (Miel). Ce liquide n'est donné que dans les occasions de nature très favorable, il est plein de pouvoirs divins. Ce grand Yogi, âgé de plus de soixante dix ans, regarda mon visage et me demanda : "Êtes-vous le Dr. Radhakrishnan?" J'inclinai la tête dans l'affirmative. Il me mit un paquet dans les mains, tint mes deux mains ensemble et commença à faire du mantra japa Je ne ressentis d'abord rien de spécial. Mais après dix minutes, je sentis comme si un courant électrique me passait dans le corps. Je regardais autour de moi. Je me demandais s'il n'y avait pas un fil dénudé quelque part dans le voisinage. Je me demandais si je n'étais pas assis sur un contact électrique. Mais on ne voyait rien de tel. Après 12 minutes, je sentis que j'avais perdu conscience pendant une minute et demi. Le Yogi me tapa alors sur la cuisse et dit : "Ce mendiant a prié son Maître pour qu'Il vous bénisse vous et le Yajna et Il l'a fait. Ce que vous faites est très cher au cur de ce mendiant. Vous pouvez maintenant aller au Kerala. Ne perdez pas de temps à Tiruvannamalai." Nous sommes repartis immédiatement. Yogi Ramsuratkumar a vécu pendant 10 ans sous un punnai (laurier Alexandra) et il vit encore comme un mendiant. Voilà un homme qui n'a pas pris de bain pendant 40 ans ! Il change de vêtements deux ou trois fois par an. Si quelqu'un lui apporte de la nourriture, il la prendra. Mais il ne se lavera pas la bouche et ses seuls possessions sont un bâton, une éventail en feuille de palmier et une noix de coco. Il vit dans une pièce qu'un dévot a construite et qu'il lui a donnée. Jusqu'à maintenant, il n'a ni ashram ni sishyas. Quelques dévots viennent prendre Ses bénédictions et repartent. Selon notre estimation, l'Atiraatra Yagna de Kundur s'était terminé de manière très réussie. Je retourna après cela à Tiruvannamalai. Lorsqu'il me vit, Yogi Ramsuratkumar dit : "Docteur, si nous nous asseyons ici, nous ne pourrons pas parler sans être dérangés. Après quelque temps les dévots vont commencer à s'entasser. Alors nous allons aller ailleurs." J'inclinais la tête. Il se leva. Il marcha vers la maison d'un dévot dénommé Ganeshan. Je le suivis. Ganesan est l'éditeur du fameux Mountain Path, un journal publié par le Ramanashram, et il est le petit-fils du frère de Ramana Maharshi. "Vous avez amené de bonnes pluies au Kerala en conduisant le Yajna. Comment ce fait-il que nous n'avons pas eu de pluie à Tiruvannamalai ces 10 derniers mois ? Pourquoi n'apportez-vous pas de la pluie ici aussi ?" me demanda jovialement Ganeshan. Poussé par je ne sais quelle pulsion intérieure, sans même cesser de penser un moment et sans aucune hésitation, je répondis : "Pourquoi douter ? Dans les prochaines 72 heures, vous aurez ici de la grosse pluie. Au moins pendant 2 heures " Juste après avoir terminé, je regardais le Swami. "Swami, j'ai dit une bêtise. Vous devez m'aider", dis-je pour m'excuser. En entendant cela, le Swami éclata de rire comme un enfant/ Riant et riant encore, il tomba sur mes genoux. Il y resta pendant deux minutes. Puis il sortit. Il regarda le sommet de la colline Arunachala à la limite de Tiruvannamalai pendant plus de vingt minutes puis il rentra vite. Il dit : "Je ne me sens pas bien. Je veux m'étendre." Avant même qu'une natte ait été étendue pour qu'il s'étende, Il roula sur le sol. Un moment après, le Swami regarda le ciel attentivement. Soudain, les premiers signes de pluie apparurent Quand les pluies commencèrent, il dit : "Je suis très fatigue. Emmenez-moi chez moi s'il vous plaît." Je le ramenai chez lui. "Docteur, vous n'avez plus besoin de rester à Tiruvannamalai. Cette pluie n'est qu'à Tiruvannamalai " Je partis sans délai. Après avoir traversé la limite de Tiruvannamalai, il n'y avait pas de pluie. Mais il y a eu une forte pluie sur Tiruvannamalai pendant deux heures. Ce jour-là, avant de partir, le Swami me demanda gaiement : "Docteur, si je tombe malade, viendrez-vous ici me traiter ?" J'acceptais immédiatement de le traiter.
Ce n'est qu'alors que je me suis rappelé de la distance
qu'il y avait entre Trichur et Tiruvannamalai. Quand je lui fis
remarquer, Swami dit : "La distance n'est pas un problème." |